Chaque jour, Mathieu Serradori et Loïc Minaudier réalisent des performances exceptionnelles. Quotidiennement ces semi-professionnelles tiennent la dragée haute aux « pros » avec une grande classe et toujours avec le sourire. Régulier, précis en pilotage, irréprochable en navigation, la complémentarité de ce binôme permet aujourd’hui de récolter les fruits d’une réussite qui ne mérite aucun reproche mais bel et bien les applaudissements de toute leur équipe à leur arrivée sous la structure. Entre larmes et rires, Mathieu et Loïc ont été accueillis comme les grands champions qu’ils sont.
Mathieu Serradori : « C’est Noël »
Le pilote français remporte sa deuxième étape sur le Dakar après une première en 2020, et pointe au 5e rang du classement général.
« On n’a pas laissé grand-chose sur la piste aujourd’hui ! J’étais en colère ce matin et on est parti un peu trop vite sur les 30 premiers kilomètres, et Loïc m’a dit qu’on ne finirait pas si on continuait sur ce rythme-là, il a bien fait. Celle-là il me la fallait, ça me fait vraiment du bien. On a gagné trois fois le Dakar en deux roues motrices et aujourd’hui on prouve que Century a été capable de nous faire une voiture capable de rivaliser, avec beaucoup de fiabilité. C’est Noël, c’est génial ».
Henk Lategan : « Des super coéquipiers, une super auto, mais pas de chance »
Henk Lategan termine 6è du jour à plus de 13 minutes après une série de mésaventures. Au général, le Sud-Africain est 2è à 12 minutes de Nasser Al Attiyah malgré tout.
« Je ne sais plus quoi dire. Tout ce qui pouvait mal se passer s’est mal passé sur cette course. On a perdu la direction assistée hier, on tombe en panne d’essence aujourd’hui avant de se perdre deux fois en manquant des way points, c’est pas comme ça que l’on va gagner le Dakar. Toby m’a dépanné, Seth s’était arrêté ce matin pour assurer mes arrières, j’ai des super coéquipiers, une super auto, mais pas de chance. Je suis vraiment, vraiment agacé par cette course. Tout ce qui m’est arrivé sur mes précédentes participations m’est arrivé en une seule fois sur cette édition, c’est incroyable. »
Nasser Al Attiyah : « Je suis complètement détruit »
Le quintuple vainqueur du Dakar ne s’impose pas sur la spéciale du jour mais a peut-être marqué des points décisifs sur la route de Bicha. Avec sa 2è place derrière Mathieu Serradori, Al Attiyah prend ses distances au classement général : il a maintenant 12’ d’avance sur Henk Lategan, son premier poursuivant.
« C’était très difficile. J’en ai pris plein la tête et le corps ! Mais on a vraiment attaqué du début à la fin. Fabian a fait du bon boulot, et on peut se sentir à la fois contents et chanceux parce que c’était vraiment dur. La voiture va bien mais moi je suis complètement détruit. Ce n’est pas que je suis trop vieux, mais le corps a pris cher, la nuque notamment. J’aimerais bien avoir un bon avantage au général, mais je ne sais pas encore ».
Nani Roma : « Aujourd’hui j’ai vraiment souffert »
Nani Roma, leader ce matin, est 3è du général à 12’50, à moins d’une minute du Hilux de Henk Lategan.
« On a ouvert une partie de la spéciale avant de commettre une erreur et on a dû chercher un point pendant 7 ou 8 minutes. C’est tellement difficile d’ouvrir dans les dunettes. On est content d’être là, on sait que l’on a perdu du temps. Je suis fatigué, j’ai mal au dos, aujourd’hui j’ai vraiment souffert. Mais cela fait partie du jeu. »
Sébastien Loeb : « Il fallait la finir correctement »
Sébastien Loeb gagne deux places au général aujourd’hui. Le Français revient au pied du podium (+23’04).
« Cela s’est mieux passé que sur la première partie de la marathon. On a bien roulé dans la spéciale. On fait une ou deux erreurs de nav’. Sur des way points, on a tourné un petit peu, on a changé des roues, un décoincement et une crevaison lente que je trainais depuis 80 km et que j’ai changé à 20 de l’arrivée. Globalement encore une spéciale compliquée, il fallait la finir correctement, ce que l’on a fait. On voit bien que ce sont des spéciales difficiles, il peut y avoir des écarts. De notre côté, ce que l’on a à faire, c’est de continuer à rouler correctement, et on verra bien. »
Carlos Sainz : « C’est difficile pour nous »
Carlos Sainz, 2è du général à moins d’une minute de son coéquipier Nani Roma ce matin, arrive à Bisha en 7è position du général à plus de 39 minutes.
« Nous n’avons pas réussi à trouver un way point. Nous ne l’avons pas trouvé, donc nous avons perdu 15 minutes. Nous avons tourné, tourné. C’est difficile pour nous. »
Vaidotas Zala : « Prendre soin de la mécanique »
Vaidotas Zala a grimpé les échelons de la hiérarchie camion avec brio depuis Yanbu. Sur le podium du général au soir de l’étape 7, deuxième depuis deux jours, le Lituanien ressort de la marathon-refuge avec le statut de leader avec 18’55 d’avance sur Loprais.
« La deuxième partie de l’étape marathon a été particulièrement dure avec des dunes molles et une vitesse moyenne de 40 km/h. J’ai vraiment cherché à prendre soin de la mécanique comme les suspensions car je sentais que tout était très chaud. J’ai aussi vu Ales Loprais devant nous et j’ai pu contrôler notre écart. Encore trois jours. La première partie de la marathon n’a pas été si compliquée, mais la deuxième nous a mis une claque. On ne sait jamais à quoi s’attendre. »
SSV – Brock Heger : « Pas fini tant que l’on n’est pas arrivé »
Brock Heger remporte sa 4è journée depuis Yanbu et conforte sa position de leader SSV acquise depuis l’étape 3. Le tenant du titre fait preuve d’une régularité impressionnante. L’Américain possède plus d’une heure d’avance au général sur son compatriote Kyle Chaney et 20 minutes supplémentaires sur Xavier de Soultrait.
« De manière générale, je suis super content de bien m’en sortir encore une fois. On s’est régalé aujourd’hui. Xavier, mon coéquiper, est je crois juste derrière moi et on a roulé ensemble avec Johan Kristoffersson dans les dunes, c’était très sympa. Je suis content de ma place, hâte de laver les affaires et de prendre une douche. Ce n’est pas fini tant que l’on n’est pas arrivé. On va donner le meilleur et on verra où cela va nous emmener sur la ligne d’arrivée. »
