Ils nous ont habitués aux coups d’éclat. Mais celui du jour s’impose comme le plus fort de leur carrière sur le Dakar. Eryk Goczal avait impressionné pour son grand baptême en 2023, remportant 4 étapes et la catégorie SSV à seulement 18 ans. Cette année, il signe son premier succès d’étape pour ses débuts dans la catégorie reine. Le gamin polonais n’est jamais à court de prophéties sur le destin de sa famille dans les classements du Dakar. Aujourd’hui, son père n’est pas là pour l’accompagner, mais son oncle Michal signe le deuxième temps de la spéciale.
C’est un véritable chamboule-tout dans un mouchoir de poche qu’a connu le classement général à l’issue de la 9e étape. Nani Roma retrouve le sommet qu’il n’avait plus connu depuis l’année de sa victoire, en 2014. Mais une bataille des nerfs se prépare dans la tête des trois pilotes les plus expérimentés de l’élite. Trois anciens vainqueurs composent le podium, puisque le Catalan s’apprête à se lancer dans un Clasico avec son coéquipier madrilène Carlos Sainz, qui le suit à 57’’.
Et à l’entame des quatre dernières étapes, peut-on croire que Nasser Al Attiyah, délogé de son trône mais seulement posté à 1’10’’, ne pourrait pas faire le mouvement inverse dans sa Dacia Sandrider dès demain ?
La hiérarchie reste ouverte comme jamais aussi proche du but. Mais s’ils ne sont pas totalement exclus du jeu, deux perdants du jour peuvent être nettement identifiés. Henk Lategan doit sa survie dans les accessits (4e à 6’13’’) au pit-stop qui a été installé au km 183 et où il a pu faire réparer sa direction assistée, mais cet arrêt de 14 minutes lui a fait perdre sa place sur le podium provisoire. La dégringolade est encore plus dommageable pour Mattias Ekstrom, qui a quitté Wadi en 2e position du général et qui rentrera dans sa tente ce soir en tant que 5e, à 11’19’’, après une grosse erreur de navigation.
