Dakar Camions Vaidotas Zala : Prendre du poids pour gagner !

Après avoir gagné une spéciale en autos en 2020, Vaidotas Zala a misé sur les camions pour entamer une nouvelle carrière sur le Dakar, et vient de remporter l’étape du jour. Accompagné de Paulo Fiuza, qui a notamment été le copilote de Carlos Sousa, Orlando Terranova ou Stéphane Peterhansel, le Lituanien est peut-être en mesure de viser très haut à Yanbu.

En débarquant sur le Dakar 2016, Vaidotas Zala était déjà une référence des sports mécaniques en Lituanie et dans les pays voisins. Sur le continent sud-américain, ses débuts en auto ont consisté en un long apprentissage, dans lequel il s’est révélé ponctuellement performant, se rapprochant du Top 10 (12è en 2019) sans parvenir à jouer les tout premiers rôles. Mais un déclic s’est produit en 2020, précisément le jour de la première étape disputée en Arabie Saoudite. A sa façon, Zala écrivait déjà l’histoire en dominant une feuille de classement des plus prestigieuses. L’outsider lituanien devançait Stéphane Peterhansel, Carlos Sainz et Nasser Al Attiyah. Rien que ça. « Cette première victoire était totalement inattendue. Quand je suis sorti de la voiture et qu’on m’a dit que j’avais remporté la spéciale, j’ai cru à une blague, c’était impossible ». Et d’ailleurs, l’exploit n’a pas connu de récidive.

Et comme l’appétit vient en mangeant, le 3è du classement général (à 33 minutes de Mitch van den Brink) a maintenant six étapes devant lui pour rêver au titre. L’idée est même soutenue par Gerard de Rooy, ancien double vainqueur de l’épreuve (2012-16) et patron du team du même nom, qui a justement préparé le camion du héros du jour : « Il n’y a pas beaucoup de gens capables d’aller vite en auto et en camion et cette année il a encore beaucoup appris. Je pense qu’il peut gagner. Tous les jours, il a la vitesse de Macik ou Van den Brink, il doit juste passer au travers des problèmes. S’il continue comme ça, il a de bonnes chances ». Et c’est un maître de la discipline qui le dit !

En 2025, quelque peu lassé de ne pas batailler plus souvent d’égal à égal avec les voitures d’usine, le pilote de Vilnius a été guidé par une inspiration, l’envie de se lancer un nouveau défi. Et pourquoi ne pas tenter sa chance dans la catégorie camions, ces gros engins qui lui semblent moins souvent stoppés en bord de piste par des pépins mécaniques ? Notre homme a le sens des trajectoires, le virage est pris avec une remarquable efficacité : au classement final, il pointe au 5è rang. Un an plus tard, un nouveau palier est franchi par Zala sur la route de Wadi ad Dawasir, où il devient le premier pilote à remporter une étape dans les deux catégories, battant cette fois-ci Ales Loprais et Martin Macik… encore des cadors. Voilà ce qui s’appelle une reconversion validée : « cette première, c’est une petite note sympathique. J’aime beaucoup cette deuxième partie de mon histoire avec le Dakar. Plus je pilote le camion, plus je l’apprécie. Il fait 10 tonnes contre 2 tonnes une autos, l’équilibre est très différent mais maintenant, je m’y suis habitué. J’espère que l’on va pouvoir continuer sur cette lancée ».

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