Dakar Étape 5 Autos : Paroles de Pilotes…

Le pilote américain Mitch Guthrie apporte aujourd’hui une nette confirmation de son talent en s’imposant sur une deuxième étape du Dakar en Ultimate, deux jours après son premier succès.
Henk Lategan confronté à un défi de navigation ce matin, conserve la tête du classement général.
Au classement général, la bonne santé des Ford Raptor s’affiche aussi de façon éclatante, avec quatre représentants dans le Top 6 : Mattias Ekstrom à 5’38, Nani Roma à 6’59, Carlos Sainz à 8’33 et donc Guthrie à 16’23.

Henk Lategan : « Une des spéciales les plus difficile à ouvrir »
Henk Lategan, vainqueur hier, a eu la lourde tâche d’ouvrir la spéciale, poursuivi par Nasser Al Attiyah. Si les deux hommes ont perdu du temps par rapport à leurs poursuivants, au général, ils devraient conserver la tête du classement dans le même ordre avec 1’17’’ d’écart.
« C’était vraiment, vraiment difficile, l’une des spéciales les plus difficile à ouvrir. Les traces de pleins de pistes étaient très petites, elles ont été lavées par les pluies, il y avait beaucoup de hors pistes. J’aurais préféré ne pas ouvrir ces spéciales depuis deux jours, mais on a réussi à le faire presque toute la journée jusqu’à ce que Nasser nous rattrape. On a alors roulé dans sa poussière et pris une grosse saignée qui m’a un peu blessé, la voiture a tenu mais on va aller faire réviser ça. En tout cas, pour une voiture en test en course qui est apparue il y a trois mois, l’équipe a fait un super travail. »

Nasser Al Attiyah : « Nous sommes restés derrière Henk »
Le pilote de Dacia lâche du temps sur l’étape du jour, mais se satisfait après avoir passé au final une étape marathon-refuge sans encombres, dont il sort toujours bien positionné sur le podium provisoire.
« Ce n’était pas une étape facile. Au début on a surtout fait attention à ne pas crever. On a fait du bon travail, on voyait bien que Henk (Lategan) avait un bon rythme et qu’il ne faisait pas d’erreurs de navigation alors nous sommes restés derrière lui car cela aurait été risqué de tenter un dépassement. Le marathon est fini, on est plutôt contents. Je ne sais pas si on perdra beaucoup de temps, mais si c’est autour de dix minutes, pas de problème »

Sébastien Loeb : « La situation pour l’instant n’est pas si mal »
Loeb l’a joué calme sur la première partie de la spéciale avant de s’exprimer. Le Français se maintient au général dans le Top 10 à moins de 18 minutes du leader Henk Lategan.
« On fait une belle spéciale. On a été hyper prudent au début, j’avais peur de crever et que ça reparte pareil, donc j’ai roulé cool sur les 200 premiers kilomètres et j’en ai remis plus sur la deuxième partie de spéciale. La nav’ n’était pas facile mais Edouard a fait du bon boulot. Jusque-là j’ai souvent eu des crevaisons tôt dans le début de la spéciale avant de faire de la promenade, sans pouvoir attaquer, sans pouvoir rien faire. Aujourd’hui, c’était un eu plus plaisant. La situation pour l’instant n’est pas si mal. Hier, on avait vu que l’on était à vingt minutes au général, on a dû en reprendre un petit peu, mais on verra. Il faut déjà faire les spéciales. Avant de dégoupiller, il faut aller au bout. »

Mathieu Serradori : « On est un peu frustré »
athieu Serradori termine avec un quart d’heure de retard après un problème de pont. Le Français rétrograde au général derrière Sébastien Loeb. Il est 10è à 19’40, premier privé avec son Century CR7.
« Cela fait 60 km que l’on roule au ralenti car on a eu un problème de pont. On est un peu frustré. Malgré tout on a fait le job, on va réparer et ça va repartir demain. J’ai eu de la chance aujourd’hui, cela nous a rappelé qu’il faut ménager la mécanique. On a fait deux jours marathon où on a tapé dans la mécanique, on va rectifier ça. »

Martin Macik : « tous les autres ont eu des problèmes »
Martin Macik s’impose aujourd’hui pour la deuxième fois de suite chez les camions. Le Tchèque s’impose devant Kay Huzink (+4’18) et conserve le général acquis hier devant Mitchel Van Den Brink (+9’29). La passe de trois commence à se dessiner pour l’homme à la marque jaune.
« On s’est battu toute la spéciale avec Mitchel Van Den Brink, il était vraiment bon, mais je ne sais pas ce qui lui est arrivé dans la dernière section, il était vraiment lent alors je l’ai dépassé. On était à 135 km/, notre vitesse maximum, toute la journée. Il y avait tellement de zones à vitesse limitée à 30, 50 et 80 km/h, de la navigation, c’était une vraie étape marathon. Je suis satisfait, tout marche bien, et c’est important car tous les autres ont eu des problèmes durant cette marathon. »

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