Pour son 10è Dakar, l’ancien quadeur et même double vainqueur de la catégorie Alexandre Giroud est engagé comme l’année dernière en Challenger. Et à ce stade de sa nouvelle carrière, il lui reste encore du chemin pour viser un nouveau titre. La malchance s’en mêle un peu, mais la patience est son alliée.
Sur le Dakar, il est courant de passer de l’anonymat à la gloire, et inversement. Alexandre Giroud a dans une première vie connu une phase ascendante qui lui a enseigné l’humilité et la persévérance. En débarquant pour la première fois en Amérique du Sud en 2017, le pilote isérois était déjà piqué par le virus du quad, hérité de son père Daniel qui avait été le premier en 1997 à terminer le Dakar sur ces engins alors perçus comme farfelus. En revanche, le fiston a dû se frotter à une concurrence redoutable des Argentins et Chiliens, qui dominaient la scène avec les frères Patronelli, Ignacio Casale ou Nicolas Cavigliasso.
Sur ses deux premières tentatives, Giroud a coincé aux portes du Top 10, puis a finalement connu la consécration en s’imposant sur l’épreuve en 2022 et 2023. Depuis la disparition de la catégorie sur le Dakar, une reconversion s’est imposée pour le Français, qui a opté pour le Challenger, mais sa première expérience s’est soldée par un abandon. Mais le champion d’hier est-il redevenu un bizuth comme les autres en troquant son guidon contre un volant ? « Cela ne me plait pas aujourd’hui de ne pas être devant, mais honnêtement en quad au début c’était pire, je prenais une heure à heure et demie par jour. J’ai appris, on a travaillé et on a vu ce que cela a donné. Aujourd’hui je suis à dix minutes un quart d’heure, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas. Cela m’a pris trois-quatre ans pour commencer à faire des perf’ en quad et c’est à mon sixième Dakar que j’ai gagné. On va essayer de ne pas attendre autant ! »
