La tradition fait de la première spéciale du Dakar une aimable entrée en matière. Un amuse-bouche avant les choses sérieuses. Mais ça, c’était avant ! Partis 41è ce matin, Ronan Chabot et Gilles Pillot terminent 37è du jour. Déjà dans le vif du sujet !
Yanbu, mer Rouge, côte ouest saoudienne. Ancien comptoir de la route des épices. Et question épices, cette première étape ne manque pas de piment. Du vent, un peu, des cailloux, beaucoup, et déjà des dunes…la combinaison idéale du parfait traquenard ! « Une vraie bonne première spéciale ! C’était magnifique ! » détaille Ronan Chabot. « Toute la première partie, c’était un petit train dans les canyons. On partait toutes les 30 secondes, dans la poussière de la voiture précédente. Un par un, tu doubles, tu fais sauter le bouchon ! Ce n’est pas une petite mise en jambes ! Le Dakar est lancé, et bien lancé ! »
Nouveauté de cette 48è édition, la mise en place d’un pit-stop à mi-parcours, un arrêt aux stands façon formule 1, pour prévenir tout risque de crevaison. « On était prévenu ! C’est à celui qui crèverait le moins. On a crevé une fois, sur une grosse pierre dissimulée sous le sable, dans une saignée. Sous la violence du choc, on a même cru qu’on avait cassé un amortisseur ! »
Autre nouveauté non négligeable : le Dakar accueille une toute nouvelle équipe dédiée à la rédaction du roadbook. Nouvelle vision de la course pour une nouvelle interprétation. Une nouvelle façon de faire pour Gilles Pillot, le navigateur de l’équipage ! «Certains caps n’étaient pas forcément très simples, il fallait effectivement être concentré en nav’ ! »
Avec un peu plus de 300 km au programme, on a connu des spéciales inaugurales plus simples. « Ce n’est pas une petite mise en jambes ! confirme l’entrepreneur vendéen. « Ça va très vite, il y a un sacré niveau ! Il va falloir être régulier. Un paquet de gars roule très bien. Quand tu vois les écarts devant, c’est très ouvert!»
Voir le bout de Yanbu
Nos deux complices en terminent avec le 37e temps du jour, pas mécontents de voir le bout de Yanbu! Un duo forcément touché, comme l’ensemble du bivouac, par la victoire du jour de Mathieu Baumel (associé au pilote belge Guillaume de Mevius), amputé voilà tout juste 11 mois. « C’est incroyable. Quel message ! Le moral d’acier du garçon ! Il y a le dire, et le faire. Être déjà là, en si peu de temps…Bien joué ! »
La suite pour demain, c’est 400 kilomètres plein nord direction Al Ula, trésor archéologique classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Question classement, le Dakar reste LE monument du Rallye Raid !
