Une journée de lancement pour le Dakar 2026 avec l’étape 1 qui ne s’est pas gênée pour faire trébucher de nombreux équipages en termes de crevaisons. Il fallait doser son rythme sur ces zones empierrées et lever sans modération le pied avant de repartir de plus belle sur la fin du parcours. Certains ont déjà vécu des galères… aucun souci par contre pour les vainqueurs du secteur, Guillaume de Mevius et Mathieu Baumel.
Guillaume de Mévius : « Avec Mathieu à ma droite, je ne suis pas inquiet d’ouvrir une spéciale »
Vainqueur du jour, Guillaume de Mévius et Mathieu Baumel cochent déjà le premier objectif qu’ils s’étaient fixés pour leur retour après un an sans rallye-raid suite à l’accident du Français. Le suivant est d’entrer à Yanbu le 17 janvier dans le Top 5.
« Cela fait toujours du bien de remporter une spéciale, mais ce n’était pas spécialement la stratégie du jour. Mais c’est bon signe car on n’avait pas la sensation d’avoir le rythme pour gagner la spéciale. Demain on va ouvrir avec Mathieu et j’en suis très content. On a une stratégie différente des autres, on est un peu solitaire sur ce Dakar. On va rouler comme on sait rouler, si on gagne des étapes tant mieux et on se débrouillera pour faire la meilleure journée le lendemain. Avec Mathieu à ma droite, je ne suis pas inquiet d’ouvrir une spéciale. Mais c’est sûr qu’il y a de la stratégie et que l’on va devoir faire attention à la suite. »
Lucas Moraes : « Ramener la voiture en bon état avant demain »
Le champion du monde Lucas Moraes découvrait aujourd’hui sa nouvelle Dacia sur une étape du Dakar. Le Brésilien a préféré assurer le coup pour éviter les pièges du jour et se présenter avec une auto prête à affronter l’étape 2 qu’il pressent plus exigeante.
« C’était une spéciale très rapide. Le but était de faire une course propre. Je sais que je dois laisser filer du temps sur les gars partis derrière, mais ce n’est que l’étape 1 et le plus important était de ramener la voiture en bon état à l’équipe avant demain qui est une étape plus longue et plus difficile. On y est allé vraiment tranquillement dans les sections de pierre et les passages serrés, on a tapé qu’une seule fois. Mais le Dakar est bel et bien parti, l’étape était piégeuse. »
Sébastien Loeb : « Pour nous, c’est parfait »
Sébastien Loeb se satisfait de sa place dans le Top 10 au général à seulement 3 minutes du leader.
« Il faut s’habituer de nouveau à des spéciales longues comme ça, cela fait longtemps. Mais globalement cela s’est bien passé. Des petites crevaisons au début qui font que l’on perd un peu de temps, et finalement c’est bien car on est à 3 minutes au général. On ne voulait pas faire de temps aujourd’hui par rapport aux conditions de demain, donc pour nous c’est parfait. »
Nasser Al Attiyah : « On a assuré pour ne pas crever »
Nasser Al Attiyah termine 2è à 40’’ de Guillaume de Mévius. Le Qatarien, alerté par les deux crevaisons de son coéquipier Sébastien Loeb, a assuré le coup en prenant longtemps la roue du Belge derrière lequel il va repartir demain.
« Nous avions un bon rythme, nous pouvions attaquer plus, mais quand nous avons vu Sébastien Loeb avec deux pneus crevés, on a assuré pour ne pas crever nous aussi. Quand Guillaume de Mévius nous a doublé, on est resté derrière lui et on a ensuite décidé d’attaquer en passant devant. Finir 2è est bien. Pour demain, c’est bien aussi, on va partir 3 minutes derrière Guillaume et on va pouvoir attaquer. »

Stéphane Peterhansel : « J’ai les épaules détruites »
Victime d’une casse de sa direction assistée, le Defender de Stéphane Peterhansel s’est rapidement transformé en module de « workout ». Une séance de musculation qui n’était pas prévue au programme de ‘Monsieur Dakar’ qui laisse filer 48’49 au général, dominé par son coéquipier Rokas Baciuska.
« Ce n’est pas le départ que l’on espérait. Au bout de 50 km on a cassé la direction assistée. Avec des grosses roues comme ça dans des parties trialisantes, il est quasiment impossible de tourner le volant. J’y suis allé de toutes mes forces et je n’y arrivais pas. J’ai les épaules détruites. C’est dommage car on a fait 6000 km d’essais sans jamais casser cette pièce-là. J’espère qu’il y aura des journées meilleures. Des problèmes de direction assistée avec des voitures, j’en ai déjà eu et je sais que c’est incroyable comme c’est dur de tourner un volant, spécialement avec des roues de plus en plus grosses. Mais ça va aller, on garde le moral. »
Rokas Baciuska : « Le plan, c’est d’emmener la voiture tous les jours à l’arrivée »
Le lituanien a connu dans sa jeune carrière des victoires d’étapes en SSV et surtout en Ultimate. Cette année, il tente l’aventure en Stock et remporte sa première étape dans la catégorie.
« Je ne sais pas bien ce qui s’est passé pour mes coéquipiers. J’ai vu Stéphane qui avait un problème et il m’a dit de continuer ma route. Il y avait beaucoup de pierres, il fallait vraiment faire attention à la voiture. De toute façon, le plan c’est d’emmener la voiture tous les jours à l’arrivée. C’est le cas aujourd’hui, jusqu’ici ça va bien mais il reste beaucoup de journées difficiles. Il y avait beaucoup de poussière aujourd’hui, ça m’a un peu rappelé quand je roulais en SSV lorsqu’on était tout le temps dans la poussière, mais ça fait partie du Dakar ».
