Dakar : Aux vérifs, Loeb, Moraes, Al-Attiyah et Lategan défilent !

Les vérifs se poursuivent à Yanbu mais on sent un vent d’impatience. Les pilotes et les équipages ont hâte de démarrer la 48è édition de ce Dakar. Le parcours les intrigue, le briefing de David Castera leur donnera des réponses à leurs interrogations.

Le Dakar en Arabie Saoudite sur 13 jours de course entrecoupées d’une journée de repos s’annonce comme les précédents long, difficile avec des terrains variés dénichés par l’équipe des reconnaissances. La finalité ce sont les pilotes qui la jugeront avec ce sable différent annoncé, que le boss de l’épreuve qualifie de spécial.

Les prétendants à la succession du saoudien Yazeed Al-Rajhi s’ouvre désormais dès le prologue qui se tiendra autour de Yanbu demain.

Lucas Moraes : « Une excellente façon de débuter le Dakar pour moi »
« L’année dernière, avec l’étape 48H Chrono dès le deuxième jour, tout s’est joué là. Je pense que cette année est plus équilibrée et que c’est une excellente façon de débuter le Dakar pour moi avec une nouvelle voiture. J’espère que nous pourrons progresser avec régularité et livrer une belle bataille lors de la deuxième semaine. »

Sébastien Loeb : « C’est très ouvert »
Vainqueur de la finale du W2RC en octobre dernier, auteur de deux podiums lors des précédents RDV du championnat, Sébastien Loeb se présente plus régulier que jamais sur le papier. Pourtant, le Français a une tout autre lecture de ces statistiques…
« La voiture est plutôt bien cette année. Nous avons plus d’expérience avec le team, la voiture et sur le technique comparé à l’an dernier où on est arrivé pas hyper confiants parce qu’il y avait pleins de petits détails pas forcément réglés et une voiture nouvelle. Globalement, sur les derniers rallyes que l’on a fait, la voiture s’est bien comportée. C’est une chose, mais d’un autre côté, le Dakar reste le Dakar, on sait très bien que c’est compliqué de mettre tout bout à bout durant deux semaines. Je me sentais bien dans la voiture sur les dernières courses, on était en confiance, tout allait bien. J’ai réussi à trouver le bon rythme, le bon niveau d’attaque. Mais même si on voit que je gagne le Maroc, cela se joue à rien, c’est hyper serré. OK on le gagne, mais cela montre aussi que la concurrence est là. Un Dakar, souvent on peut penser qu’il faut savoir gérer le niveau d’attaque, mais là on voit qu’en attaquant à bloc au Maroc, on était tous dans les mêmes temps. Cela veut dire que c’est très ouvert en tout cas. »

Nasser Al Attiyah : « Je continue de progresser »
Le quintuple vainqueur du Dakar n’a plus gagné depuis 2023, mais vise bel et bien le sommet du classement en compagnie de son nouveau copilote Fabian Lurquin dans une des quatre Dacia Sandriders. Et la densité de la concurrence ne l’impressionne pas !
« J’adore cette ambiance où l’on retrouve plein de gens sur le Dakar, on teste nos voitures, je me sens prêt. C’est toujours mon rêve de gagner le Dakar, avec Fabian. La compétition est de plus en plus relevée et on aime ce challenge. Notre sport se porte bien avec des constructeurs qui s’impliquent, c’est un point important. De notre côté avec Fabien nous sommes prêts, depuis le Rallye du Maroc nous avons par exemple gagné le Qatar Rally en SSV. Nous allons encore faire de notre mieux. Je continue de progresser : j’ai plus d’expérience, je suis plus calme et je gère mieux la course au quotidien. Je suis toujours là et je me sens bien sur tous les terrains, le sablonneux ou le rocailleux. Il ne faut pas croire tout ce qu’on entend sur le parcours, il sera difficile avec ces deux étapes marathon, des journées très longues, on passera beaucoup d’heures en voiture. On risque de changer d’avis ! »

Henk Lategan : « Le peloton le plus serré jamais vu au Dakar »
Henk Lategan, 2è l’an passé, revient au volant de l’un des quatre nouveaux Hilux développé par Toyota Gazoo Racing W2RC pour ses pilotes et le tenant du titre Yazeed Al Rajhi. Une voiture qui va faire ses premiers tours de roue en course après-demain face aux Ford, Dacia et aux autres Hilux plus éprouvés.
« Je pense qu’il y a des équipes très solides et que tout le monde arrive à la fin du cycle de développement de certaines voitures. Je pense donc que la compétition sera très serrée. Les règles techniques sont aussi très bien rédigées en ce sens. Je pense donc que ce sera probablement le peloton le plus serré jamais vu au Dakar et également l’un des grands. La compétition sera donc très intense. Beaucoup de pilotes peuvent gagner et se battre pour le podium. Je m’attends donc à une très belle bataille. Évidemment, cette course est toujours cruelle. Elle élimine plusieurs pilotes dès le début. Je pense donc qu’il est très important de rester dans la course et d’être constant. Je pense que ce sera l’objectif pour ce Dakar. »

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