WEC : Toyota s’adjuge le titre mondial et le doublé aux 6H de Barcelone

Toyota a conquis son 8è titre des Constructeurs/Teams en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA suite à son doublé autoritaire aux 6 Heures de Barcelone présentées par Visit Qatar. Victorieuse d’une deuxième course consécutive, la Toyota #8 s’approche un peu plus de la couronne Pilotes.

Toyota Racing est entré dans l’histoire du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA en coiffant sa huitième couronne Constructeurs/Teams, la cinquième en six saisons dans l’ère Hypercar du FIA WEC. Devant 55 511 spectateurs, le colosse japonais a réalisé une véritable démonstration de force lors des 6 Heures de Barcelone présentées par Visit Qatar, septième et avant-dernière manche de la saison 2026.

Dans une classe à part, les Toyota se sont offert le doublé en Catalogne, scellant par la même occasion le titre mondial pour la TR010 HYBRID dès sa première saison, comme la TS040 HYBRID (2014) et la GR010 HYBRID (2021) avaient réussi avant elle. Trois semaines après leur triomphe à domicile aux 6 Heures de Fuji, Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa s’adjugent une deuxième victoire de suite, confortant du même coup leur avance en tête du classement Pilotes.

Le première édition des 6 Heures de Barcelone présentées par Visit Qatar débutait, comme prévu, sur une piste mouillée. Visibilité réduite et adhérence incertaine sur un nouveau circuit alors que la lutte pour les titres mondiaux entre dans sa dernière ligne droite : tous les ingrédients étaient réunis pour un départ chaotique !

La Genesis Magma Racing GMR-001 #19 de Daniel Juncadella s’élançait parfaitement du 3è rang pour dépasser, en vitesse pure, la Toyota n°8 de Sébastien Buemi, avant de freiner le plus tard possible pour piéger André Lotterer (Genesis #17) au premier virage. Dans le peloton Hypercar, l’Alpine A424 #35 de Ferdinand Habsburg partait en tête-à-queue, percutée par la Cadillac V-Series R. Hertz Team JOTA #12 de Will Stevens. L’incident coûtait dix secondes de pénalité au Britannique.

Le départ rêvé pour la marque sud-coréenne était de courte durée. Depuis la tête, Juncadella semblait surpris par le manque d’adhérence au virage 5 et s’offrait une excursion hors-piste. Pour sa 100è course en FIA WEC, Buemi prenait les commandes avec, dans son sillage, la Ferrari 499P #83 d’AF Corse de Phil Hanson.

Au lendemain de qualifications en-deçà de ses attentes, le Cheval Cabré profitait de ce départ animé pour grappiller plusieurs places et se replacer dans la lutte pour le podium. Les conditions délicates sur le Circuit de Barcelona-Catalunya piégeaient de nombreux pilotes, dont Harry Tincknell, en perdition au virage 5. L’évacuation de l’Aston Martin Valkyrie The Heart of Racing #007 nécessitait l’intervention de la Voiture de Sécurité.

La Toyota #8 était en contrôle total en tête de la course, et la #7 n’était pas en reste. Confiée à un Nick de Vries incisif sur le gras-mouillé, la TR010 HYBRID sœur, partie de la 9è place, se jouait de ses adversaires, sur un tracé où dépasser relève de la gageure, pour se montrer insistante dans les rétroviseurs de Buemi !

Leader au classement des Constructeurs Hypercar, Toyota était au-dessus de la mêlée en Catalogne. 90 minutes après le départ, près de 25 secondes séparaient De Vries de la 3è place occupée par la Ferrari #50 de Miguel Molina. La deuxième salve d’arrêts aux stands voyait les pilotes Hypercar se débarrasser de leurs pneus Pluie en faveur des Slicks, la piste s’asséchant rapidement.

Sébastien Buemi ayant écopé d’une pénalité de cinq secondes, pour une infraction à la procédure de départ, Mike Conway s’emparait de la tête avec la #7. Mais le vétéran britannique était rattrapé, puis dépassé, par la #8 de Brendon Hartley, plus véloce de trois secondes dans son tour de sortie des stands. Toyota se dirigeait alors vers un doublé qui scellerait le 8è titre mondial pour la firme d’Aichi.

Quant au gain de la couronne des Pilotes, Hartley mettait toutes les chances du côté de l’équipage de la #8. Au cap de la mi-course, le Néo-Zélandais comptait 12 secondes d’avance sur Kamui Kobayashi et la #7. La Ferrari #50 de Nicklas Nielsen était esseulée à la troisième place, devancée par les Toyota mais largement devant la #83 de Yifei Ye.

Tandis que Toyota était en totale maîtrise des opérations, un grain de sable menaçait sa suprématie. La course était en effet neutralisée sous le régime de la Voiture de Sécurité, une portion humide au virage 7 ayant envoyé provisoirement deux LMGT3 et la Peugeot TotalEnergies 9X8 #93 de Nick Cassidy dans les graviers.

Le travail de sape de la Toyota #8 était réduit à néant. À deux heures de l’arrivée, la #7 était blottie dans son extracteur, tandis qu’Antonio Fuoco ne se trouvait qu’à 5 secondes de la tête avec la Ferrari #50. Mais il en fallait plus pour déstabiliser Ryo Hirakawa et Kamui Kobayashi. Les deux pilotes nippons imprimaient un rythme d’enfer, tout à leur aise au volant d’une TR010 HYBRID aussi régulière que performante à Montmeló.

La dernière heure de course voyait Cadillac jouer la position de piste en retardant au maximum le dernier arrêt de la #38 de Jack Aitken. Le pari s’avérait inspiré de l’attelage anglo-américain, qui dépassait ainsi la Ferrari #83 de Robert Kubica pour la 4è place.

Ryo Hirakawa et la Toyota #8 coupaient finalement la ligne d’arrivée avec seulement 583 millièmes de seconde d’avance sur la #7 d’un Nyck de Vries revenu du diable vauvert. Ce doublé permettait au constructeur japonais de sabrer le champagne de la victoire, et du titre mondial ! La Ferrari #50 complétait le podium devant la Cadillac #38, qui aura résisté jusqu’au bout aux assauts de la Ferrari #83.

En avance de 58 points, Toyota ne peut plus être rattrapé au classement des Constructeurs Hypercar. Quant au titre Pilotes, il faudra attendre trois semaines et la finale des 6 Heures de Monza pour savoir qui de l’équipage de la #8 ou celui de la #7 en recevra les honneurs. Avec 17 unités d’avance sur leurs coéquipiers, Buemi, Hartley et Hirakawa semblent avoir réussi le break, mais tout peut arriver en FIA WEC !

Dominateur à Barcelone, Porsche Manthey prend sa revanche
Trois semaines après une édition cauchemardesque des 6 Heures de Fuji, la Porsche 911 The Bend Manthey n°92 s’offre une éclatante revanche aux 6 Heures de Barcelone présentées par Visit Qatar. Le trio composé de Yasser Shahin, Riccardo Pera et Richard Lietz est le septième équipage vainqueur cette saison en autant de courses de catégorie LMGT3.

À l’instar de la Toyota #8, la Porsche #92 a remporté les 6 Heures de Barcelone présentées par Visit Qatar en s’élançant de la deuxième place sur la grille. La force de l’habitude pour l’équipe allemande. En effet, la dernière fois que la Porsche #92 partait de la première ligne en LMGT3, lors des Rolex 6 Heures de São Paulo 2024, elle s’était déjà imposée.

Ce succès récompense la résilience de l’équipage composé de Yasser Shahin, Riccardo Pera et Richard Lietz, trois semaines après qu’un accident, dès le premier tour, avait compromis leurs chances aux 6 Heures de Fuji.

Le départ des 6 Heures de Barcelone présentées par Visit Qatar était tout aussi tumultueux dans la catégorie LMGT3. James Cottingham (Porsche Manthey DK Engineering #91), Martin Berry (Mercedes AMG Iron Lynx #61), Stefano Gattuso (Ford Mustang Proton Competition #88) et Hadrien David étaient impliqués dans une collision qui laissait la Lexus RC F Akkodis ASP #78 du Français dans les graviers.

Parti de la pole position, Antares Au ne parvenait pas à dompter les conditions humides et dégringolait dans la hiérarchie avec la McLaren 720S Garage 59 #10. Yasser Shahin menait alors l’allure dans le baquet de la Porsche #92, qui semblait à son aise sur le gras-mouillé. Le pilote Bronze australien était suivi comme son ombre par le duo des Corvette Z06, dont la #33 de TF Sport, en tête du classement des Équipes LMGT3.

Malheureusement pour l’équipe anglaise, Ben Keating perdait un temps précieux, et la 3è place, des suites d’une escarmouche avec Hadrien David. Aux premières loges de la bataille, Eric Powell ne se faisait pas prier pour placer sa Ford Mustang Proton Competition #77 sur le podium provisoire.

Profitant de l’excellent premier relais de Yasser Shahin, logiquement élu pilote LMGT3 du jour, son coéquipier italien Riccardo Pera menait la vie dure au reste de la catégorie. Au cap de la mi-course, 20 secondes séparaient la Porsche #92 de tête de la Corvette #34 Racing Team Turkey by TF, confiée à Peter Dempsey.

Quant à la #33, le scénario virait à la catastrophe. Leader au classement Pilotes, Jonny Edgar était sanctionné de dix secondes de pénalité pour un contact évitable avec la Mercedes #61 de Martin Berry. En conséquence, la Corvette à la livrée jaune était reléguée en dehors du top 10.

En haut du classement, la Porsche #92 continuait de mener grand train entre les mains de Richard Lietz. Derrière la Corvette #34, la lutte pour la dernière place du podium s’annonçait intense. Parker Thompson (BMW M4 Team WRT #69), le poleman Thomas Fleming (McLaren #10) et Sébastian Priaulx (Ford #77) se tenaient dans un mouchoir de poche dans la 4è des 6 Heures de Barcelone présentées par Visit Qatar.

La troisième intervention de la Voiture de Sécurité poussait les leaders de la catégorie LMGT3 à s’arrêter pour un ravitaillement. Au jeu des passages aux stands, la BMW #69 et la McLaren #10 prenaient le dessus sur la Corvette n°34, celle-ci s’étant arrêtée un tour plus tard que ses rivales. La Ford #77 se retrouvait hors-jeu pour le podium, Ben Tuck ayant perdu un temps précieux lors d’une collision avec l’Aston Martin Vantage Heart of Racing #23 de Jonny Adam.

Lietz poursuivait son cavalier seul avant de laisser les commandes à Pera pour la dernière heure de course. Derrière le leader italien, Marvin Kirchhöfer mettait la pression sur la BMW #69 de Daniel Harper pour le gain de la deuxième place. La McLaren #10 trouvait finalement l’ouverture dans la longue ligne droite des stands, au cours du dernier quart d’heure.

La Porsche #92 s’imposait avec un matelas de 4 »750 d’avance sur la McLaren #10. La BMW #69 se classait troisième. Porsche n’avait plus triomphé en catégorie LMGT3 du FIA WEC depuis les 24 Heures du Mans 2025. The Bend Manthey est la septième équipe différente à s’imposer cette saison dans cette si ouverte catégorie LMGT3. Ce dimanche à Barcelone, six constructeurs différents (Porsche, McLaren, BMW, Corvette, Ferrari et Mercedes) occupaient les six premières places !

Grâce aux six points de la septième place, la Corvette #33 de TF Sport reste en tête du classement des Équipes LMGT3 avant la finale des 6 Heures de Monza. L’équipe anglaise dispose d’un fragile matelas de 18 unités d’avance sur la Porsche #92. Statu quo au classement Pilotes avec Jonny Edgar en première place, quatre points devant son coéquipier Nicky Catsburg.

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