1’16’’398 et 1’16’’688 : ces deux chronos sont les deux meilleurs enregistrés pendant l’ensemble du meeting de Dijon-Prenois, toutes catégories confondues, monoplaces comprises. Ils ont été l’un comme l’autre signés par Paul Cauhaupé, et ils lui ont offert les deux pole positions en Porsche Carrera Cup France. En course, le jeune Toulousain a marqué des points mais deux erreurs l’ont éloigné du podium. « J’essaie d’oublier au plus vite, parce que ce n’est pas la fin du monde non plus. L’important, c’est d’apprendre de ses erreurs. »

Pour oublier, rien de tel que de remonter très vite dans une voiture de course. Dès le mardi suivant, Paul était dans une Porsche 911 Cup, la 992 phase 2 de la Supercup, pour des tests à Zandvoort avec son équipe Martinet by Alméras. Mais revenons à Dijon, et régalons-nous avec Paul de la montée en puissance qui a mené vers deux splendides pole positions.
« Des tests privés étaient au programme jeudi, j’ai fait un meilleur temps l’après-midi. Vendredi, j’ai énormément roulé pendant la première séance d’essais libres pour travailler le rythme en course et la dégradation des pneus. Nous avons rencontré des conditions changeantes dans la seconde séance, ce qui a permis d’essayer plusieurs trajectoires et différents réglages. »
Et c’est parti pour les qualifications. « J’étais confiant mais je ne m’attendais à ce qu’on puisse descendre sous 1’17 au tour. Souvent, quand on roule avec nos Michelin sur une piste recouverte de la gomme d’un autre manufacturier, la piste manque de grip. Et pourtant, dès le premier train de pneus neufs, j’étais déjà en 1’16’’884, malgré une pointe de survirage. On a fait un ajustement de setup entre les deux runs et je suis reparti. La voiture était franchement parfaite, j’ai claqué les deux pole positions l’une derrière l’autre. » La différence avec le 2è est significative : presque 4 dixièmes.

Quelques heures plus tard, au départ de la course 1, Paul cale, redémarre instantanément, boucle le premier tour en 12è position et 30 minutes plus tard, il termine 7è. « Ça se joue à pas grand-chose. Je relâche l’embrayage un peu trop fort… Dimanche, départ moyen, je fais toute la course 2è, juste derrière le leader, juste devant le 3è. Mais à l’arrivée, on a été tous les trois pénalisés pour avoir trop souvent dépassé les limites de la piste. » Et c’est le 4è qui a gagné !
« J’ai fait des erreurs mais je retiens le positif : j’étais le plus vite et il reste les deux tiers du championnat à disputer. » Et en plus, un autre championnat n’a même pas encore commencé : la Porsche Mobil 1 Supercup, dont la première course aura lieu ce week-end des 30 et 31 mai à Monaco !
