Roses des Sables : Le ruban des Roses au lever du soleil

– Réveil avant le soleil, au cœur des dunes de l’Erg Chegaga
– Le traditionnel ruban des Roses, pour Octobre Rose
– 121,69 km jusqu’à Foum Zguid, en passant par le lac Iriki

Après une nuit magique sous les étoiles, les participantes se sont levées avant le soleil, en djellaba. Elles ont gravi ensemble la dune pour former le traditionnel ruban des Roses, symbole de la lutte contre le cancer du sein. Un moment fort, intime pour certaines.

Puis il a fallu plier les tentes et repartir : 121,69 km jusqu’à Foum Zguid, en passant par le lac Iriki. Les Roses ont déjà hâte de reprendre la piste !

Il fait encore nuit quand le bivouac se réveille au cœur de l’Erg Chegaga. Personne ne traîne sous la tente : ce matin, les Roses se sont levées avant le soleil, pour ne rien rater de son arrivée sur les dunes.

Certaines n’ont d’ailleurs pas beaucoup dormi. Brigitte, de l’équipage 266, a passé la nuit le nez en l’air : « J’ai regardé les étoiles toute la nuit, et c’était magique. »

Une à une, les Roses enfilent leur djellaba. Puis elles se mettent en file, et grimpent ensemble vers le sommet de la dune où va se former le traditionnel ruban des Roses.

Au lever du soleil, le ruban se dessine sur le sable, et des feuilles roses se lèvent au bout des bras. En ce mois d’Octobre Rose, c’est un message de soutien à la lutte contre le cancer du sein. Pour certaines participantes, ce geste dépasse largement la photo : il est lié à leur propre histoire. Un moment de silence et d’émotion partagés, face au désert.

Autour du bivouac, les réactions se ressemblent toutes : un réveil dans un paysage incroyable, une nuit qu’aucune n’est près d’oublier. L’aventure de la marathon a tenu ses promesses, et personne n’est déçue.

Puis il faut redescendre sur terre. Rangement, pliage de tente, chargement du véhicule, et départ. Kristina et Lise, de l’équipage 443, sont en pleine forme au moment de partir. Les deux sœurs ont déjà la tête à la piste : « On est impatientes de voir ce que la journée nous réserve.
« Si c’est aussi bien qu’hier, ça nous conviendra ! ».

Pour quitter l’Erg Chegaga, il faut encore traverser ses dunes. Avant d’attaquer le sable, les Roses dégonflent leurs pneus : plus ils sont souples, mieux ils accrochent, et moins on s’enfonce. La technique a ses limites, et plusieurs véhicules finissent quand même ensablés. Mais sur la marathon, on n’attend pas l’assistance : les équipages voisins s’arrêtent, les pelles sortent, et on creuse ensemble jusqu’à ce que les roues retrouvent leur chemin. Une Rose ensablée ne le reste jamais très longtemps.

Vient ensuite l’immensité du lac Iriki, un lac asséché à perte de vue, où l’on ne trouve presque aucun repère pour garder le cap. Puis des pistes plus âpres, des oueds isolés et une oasis animée, avant de retrouver le bivouac de Foum Zguid. Avec, on l’imagine, une douche bien méritée.

PUBLICITÉ