C’est parti ! La 26e édition du Tour de Corse Historique s’élance aujourd’hui, et le plateau est exceptionnel. Arrivée programmée samedi, après cinq étapes, 1 000 km et 19 épreuves spéciales.
À 11 heures ce matin, Matthieu Fassio et Hugo Olivier (Porsche 911), vainqueurs VHC l’année dernière, seront les premiers à passer sous l’arche de départ à Calvi. Derrière eux, que du beau monde : Julien Saunier (Renault 5 Maxi Turbo), Didier Auriol (Lancia Delta Integrale), Christophe Casanova (Porsche 911), Yoann Bonato (Lancia Delta Integrale), François Delecour (BMW M3), Raphaël Astier (Porsche 911), Philippe Gache (Porsche 911), Tom Pieri (BMW M3), John Buffum (Ford Escort Mk 2) ou encore Bruno Saby (Porsche 911).
Oui, le plateau est exceptionnel. Et que dire du parcours ? Cinq étapes sont au programme, 1 000 km, 413 km de secteurs chronométrés répartis en 19 épreuves spéciales. Le rallye rendra son verdict samedi 10 octobre aux alentours de 13 heures.
Marie-Ange Dini, organisatrice : « Nous attendions 447 voitures au départ, il y en aura finalement 446. C’est un moindre mal au regard des mouvements de grève qui ont affecté les compagnies de transport ces derniers jours et compliqué l’arrivée de plusieurs concurrents. Je tiens à remercier chaleureusement tous ceux qui ont dû modifier leurs plans de voyage, changer de compagnie ou transiter par l’Italie pour nous rejoindre à Calvi. Désormais, place à la course ! »
Matthieu Fassio, Porsche 911 #1 : « Je vais encadrer cette feuille de départ, tant il est incroyable de porter le numéro 1 au sein d’un plateau d’une telle qualité. L’année dernière, nous avions gagné en profitant de quelques abandons, dont celui de mon père (Bertrand). En réalité, nous étions à une seconde au kilomètre des meilleurs. L’idée, cette année, est simplement de continuer à nous rapprocher d’eux. »
Julien Saunier, Renault 5 Maxi Turbo #2 : « L’année dernière, nous étions arrivés avec une voiture performante mais à court de préparation côté fiabilité. Depuis, nous avons solutionné beaucoup de problèmes. Nous avons notamment retiré pas mal d’éléments modernes comme la direction assistée. Nous avons fait deux rallyes de préparation qui se sont bien passés. Tous les anciens de chez Renault Sport m’ont donné un énorme coup de main, parfois en restant travailler jusqu’à minuit au garage. Le moteur est issu de la Formule 1 et le faire fonctionner relève de la sorcellerie. La voiture marche bien, nous sommes confiants. »
Didier Auriol, Lancia Delta #3 : « Nous avons effectué plusieurs séances d’essais avec la voiture. Nous partons sur des réglages complètement différents de ceux de l’époque, notamment parce que les pneus et les amortisseurs ont beaucoup évolué. Nous avons mis en place des réglages théoriques qui nous semblent satisfaisants. Il me manque encore un peu de roulage, mais je suis très heureux d’être ici pour ce qui sera peut-être mon dernier Tour de Corse Historique. Cette épreuve fait remonter d’incroyables souvenirs. Serons-nous en mesure de nous battre aux avant-postes ? Je n’en ai aucune idée. »
Yoann Bonato, Lancia Delta #6 : « Didier a joué un rôle déterminant à mes débuts, notamment sur le plan financier. C’est un immense plaisir de partager cette aventure à ses côtés. La Lancia Delta me faisait rêver lorsque j’étais enfant. Être au départ d’une épreuve aussi prestigieuse à son volant est tout simplement incroyable. C’est totalement différent de ce que je connais en moderne. Habituellement, j’ai l’impression d’aller très vite sans avoir à faire grand-chose. Avec cette voiture, c’est l’inverse : je suis très actif, mais ça me semble aller doucement. J’ai déjà adoré l’ambiance des reconnaissances et j’ai désormais hâte que la compétition commence. »
Raphaël Astier, Porsche 911 #10 : « Cinquante ans séparent la Porsche 911 que je pilote en Championnat de France de celle que j’ai ici. Là, c’est sûr, il n’y a pas de palettes au volant. Il faut un peu de temps pour comprendre la voiture. L’aspect physique compte également, avec des spéciales de plus de 40 kilomètres et des voitures qui demandent un véritable engagement. Heureusement, le Tour est long, ce qui nous donne l’opportunité de rentrer progressivement dans le rythme. La voiture est bien préparée, avec un bon équilibre. Je suis ravi de participer à ce rallye auquel je songe depuis plusieurs années. Avec un plateau d’une telle qualité, c’est tout simplement fabuleux. »
Tom Pieri, BMW M3 #12 : « La BMW M3 m’a fait rêver quand j’étais petit. J’ai été bercé par les caméras embarquées d’Hugues Delage, François Chatriot et Bernard Béguin. C’est une auto vraiment sympa à piloter. Le fait qu’il s’agisse d’une propulsion avec le moteur implanté à l’avant lui donne un arrière très léger, ce qui la rend particulièrement plaisante à faire glisser. On a aussi une boîte à crabots qui permet de passer les rapports très vite, même avec une grille en H. Et puis le bruit. Le six-cylindres en ligne prend plus de 9 000 tr/min, c’est fabuleux. Ça n’existe plus. On va essayer d’amuser les spectateurs, mais pas trop quand même, car il faut essayer de faire des chronos aussi ! »
John Buffum, Ford Escort #337 : « Quand j’étais pilote d’usine pour Audi ou Triumph, je ne faisais que des rallyes sur terre, car j’avais appris le rallye en Amérique, où nous ne courons pas sur l’asphalte. Je n’avais donc jamais eu l’occasion de venir en Corse avant l’édition 2024. Je reviens cette année en tant que copilote. C’est plus sage à 83 ans. Bruno Saby se sent jeune à mes côtés ! L’ambiance au village départ est fabuleuse. »
Bruno Saby, Porsche 911 #356 : « J’ai gagné ici il y a 40 ans avec la fabuleuse Peugeot 205 T16 E2. Le souvenir est forcément très mitigé, car Henri Toivonen et Sergio Cresto avaient trouvé la mort pendant cette édition. Aujourd’hui, je roule en régularité, c’est plus raisonnable à mon âge. La formidable dynamique du Tour de Corse Historique me ravit. C’est incroyable de revivre toute cette atmosphère identique à celle de l’époque. Le plateau est exceptionnel. Cette édition sera fantastique. »
