GT4 Magny-Cours: Michal et Guilvert renforcent leur leadership

Fabien Michal et Greg Guilvert © DR

– Malchance le dimanche pour les trois Audi R8 LMS de SAINTéLOC Racing

rs de certains meetings à double course, la réussite refuse parfois d’être dupliquée d’un jour à l’autre. C’est exactement ce qu’il s’est passé sur le circuit de la Nièvre pour SAINTéLOC Racing, lors de la cinquième des six manches hexagonales.

Et notamment pour son équipage de pointe, qui a néanmoins accentué son avance en tête du championnat.

Les 1er, 3ème et 4ème meilleurs chronos respectivement signés par les Audi SAINTéLOC #21, #14 et #42, pendant la première séance libre de cette rentrée des GT4, étaient bien sûr prometteurs. A ce stade il fallait quand même relativiser, selon Frédéric Thalamy : « Nous étions très rapides, et cela s’explique parce que nous avions utilisé des bons pneus. Et on ne sait pas ce qu’utilisait nos adversaires. Greg Guilvert n’avait pas roulé en essais libres 2 à Spa, donc il nous en restait. Anthony Beltoise avait d’excellents pneus datant de Pau, où on nous en avions économisés par temps de pluie. »

Samedi matin, en qualifications, si Eric Debard et Olivier Esteves se plaçaient 24ème et 25ème, dans le même dixième de seconde, Fabien Michal réussissant le 6ème chrono. Peu après, pour la seconde grille, Grégory Guilvert gagnait sa place en première ligne à côté de la Mercedes de Pla, tandis que Simon Gachet et Anthony Beltoise décrochaient les 7ème et 13ème chronos. Thalamy ne pouvait pourtant pas cacher une certaine déception : « Nous n’étions pas mal du tout. Michal avait ‘explosé’ la pole position, mais ses deux meilleurs chronos ont été annulés pour avoir un peu dépassé la ligne de piste. Pour Gachet c’est plus contestable. Son transpondeur n’a pas bien marché et ils lui ont d’abord donné un temps manuel (le laissant apparaître brièvement en pole sur les écrans), avant d’estimer que celui-ci était trop bon et de lui rajouter 5/10èmes. »

En course 1, Derrière la BMW partie en pole position, la course 1 allait sourire à l’Audi #42. Fabien Michal, parti prudemment et pointé 7ème au 2ème tour derrière Hurgon, passait à l’attaque après une neutralisation du 3ème ou 6ème tour, causé par l’accrochage éliminant l’Audi de Blanchemain. Celle de Pernaut dépassée, Michal passait 5ème quand Hurgon tombait en panne. Au 12ème tour, alors qu’Olivier Estèves et l’Audi #21 était poussés en tête-à-queue en sortie de l’épingle d’Adelaïde, ce qui les faisait glisser au 30e rang avant le changement de pilote, Fabien revenait menacer l’Alpine de Servol. Quand Greg Guilvert le relayait à la fin du 14ème tour, soit une boucle plus tard que la plupart des autres, hormis l’Alpine de Ferté, la #42 ressortait devant la Mercedes de Rougier. Au 18ème tour, l’Audi s’emparait de la 2ème place au détriment de Demoustier, juste avant une seconde neutralisation causée par la sortie de l’Alpine Speedcar. La fin de course était splendide avec en tête une BMW plus rapide en pointe parvenant à résister à Guilvert, lui-même contrôlant les Mercedes de Drouet, Pla et Rougier. Au milieu du peloton, Debard et Estèves avaient passé leur volant au 13ème tour à leurs équipiers Pro, Beltoise et Gachet remontant dans cet ordre en 14ème et 15ème positions.

Samedi soir, les 18 unités prises par l’Audi #42 étaient une bonne affaire pour le championnat, face au seul point glané pour ses plus proches challengers. « Nous étions globalement un peu plus efficaces que les Alpine ce week-end, mais on n’avait pas une balance favorable du tout. Malgré ça, on s’en est très bien sortis, sans aucune faute, pour terminer P2. C’était un résultat un peu inespéré », résume Grégory Guilvert. Pour Fred Thalamy, il fallait rester réaliste avant la course 2 : « Les Mercedes et la BMW étaient intouchables grâce à leurs moteurs. Pour la course de dimanche, il était sûr que les Mercedes allaient s’enfuir, et indépendamment de nos problèmes. » Car une réaction en chaîne allait impacter les trois voitures de SAINTéLOC. La première touchée n’était autre que l’Audi #42, qui allait coup sur coup subir deux différents problèmes. « J’en prends ma part de responsabilité », confesse Guilvert. « On voit à quel point il faut être professionnel à tout moment. J’ai chauffé le moteur un peu trop dans la procédure de départ, sans m’en rendre compte. J’ai eu une alarme de température dans la descente du Lycée, juste avant le départ lancé. L’alarme a disparu, mais au moment du passage au vert, la voiture s’est mise en sécurité. Sans puissance moteur, je me suis jeté à droite. Au bout de la ligne droite, la température est redescendue à 118°C et j’ai retrouvé des gaz. J’étais en 23ème position vers la fin du tour. Je ne sais pas si en me décalant de la trajectoire j’ai pris un débris, mais la crevaison à l’arrière droit s’est déclarée au début du troisième tour. J’avais le tour complet à parcourir pour revenir au stand, mais une fois que l’on crève à l’arrière avec ce genre de voiture, ça arrache tout ». L’abandon prononcé, Guilvert et Michal n’allait marquer aucun point pour la première fois de la saison. Mais leur déception allait être atténuée, un peu après la course, lorsque l’Alpine de leurs grands rivaux recevait une pénalité de 30 » qui leur faisait perdre une 4ème place pour le seul point de la 10ème place en Pro-Am.

Les espoirs de l’équipe se reportaient sur les Audi #21 et #14. Comme à son habitude, Anthony Beltoise produisait un superbe début de course et occupait la 12ème place avant de rentrer au stand. Puis Olivier Estèves, après deux ou trois tours, avec des pneus pas encore assez chauds, se faisait surprendre à l’entrée de la courbe d’Estoril. En tête-à-queue dans le bac à gravier, sa course était malheureusement terminée.

Restait la #14, à bord de laquelle Gachet occupait la 7ème place quand il était relayé par Debard, cette première partie de course 2 ayant été elle aussi entrecoupée d’une neutralisation après une grosse percussion à Adelaïde. « Simon a fait un bon début de relais, tout en préservant les pneus pour Eric, qui a réussi une très belle prestation derrière Lémeret et Barthez, qu’il talonnait à la 6ème place. Et puis en dépassant un retardataire, celui-ci a mis un coup de volant dans la montée entre le virage ‘180°’ et la deuxième chicane », explique Thalamy. « Pour l’éviter Eric est parti dans l’herbe en tête-à-queue avant de taper en marche arrière le mur de pneus. Il venait d’être dépassé par Alain Ferté, qui remontait fort et promettait d’aller chercher Lémeret, ce qui d’ailleurs nous arrangeait. C’était un dimanche sans. Tout allait bien, puis tout s’est arrêté. »

L’équipe est bien évidemment déjà concentrée sur le final du circuit Paul Ricard (11-13 octobre).

Communiqué,

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