« Aux 24 Heures du Mans, Alonso est heureux comme un gamin ! »

Fernando Alonso et son ami José Rubio

Il a suffi d’une rencontre à Jerez en 1999 pour sceller leur amitié. Depuis, le photographe espagnol José Rubio n’a plus quitté Fernando Alonso. Tout à l’heure, il était là pour immortaliser son premier relais.

« Il était là pour essayer la Minardi, se souvient-il avec un brin d’émotion. Il venait de remporter le championnat de Formule Nissan et son patron, Adrian Campos, m’avait convié à ce qui allait être son premier test dans une F1.

Il fallait donner un coup de main à ce jeune garçon prometteur qui avait tout pour lui, sauf le budget, afin de lui permettre de poursuivre sa carrière en F3000. Je lui ai donné un coup de main pour les dossiers de presse, les photos, etc. On n’a pas parlé de contrat, ni d’argent. Et ça fait presque vingt ans que ça dure. Les titres, la notoriété, l’argent ne l’ont pas changé. Il est resté le même. »

Tapi dans un coin du stand, il ne manque rien de la préparation d’Alonso qui s’apprête à effectuer son tout premier relais au 24 Heures du Mans. Il saisit l’instant.  

« Fernando a toujours été intéressé par les 24 Heures du Mans, mais ce n’était pas un but, poursuit-il. L’objectif, c’était la F1, où il a beaucoup gagné et acquis son statut de star qui lui permet aujourd’hui de décider pour lui-même. De suivre sa passion. Je me souviens qu’en 2014, quand il était venu donner le départ ici, il m’avait dit qu’il participerait un jour. Pour lui, c’était une évidence. Ce n’était pas ‘si’ j’en ai l’occasion, c’était ‘quand’ j’en aurai l’occasion. Il faut comprendre une chose essentielle à propos de Fernando : c’est un passionné ! Alors que nombre de ses confrères pilotes de F1 se paient des bateaux ou des jets, lui aime seulement avoir un volant dans les mains. Le week-end, quand il n’a pas de Grands Prix ou de courses WEC, il fait du kart. Pour lui, ici, c’est le rêve, car il peut rouler beaucoup. »

La Toyota #8 vient de s’immobiliser devant le stand. Les mécaniciens se jettent sur la voiture. Sébastien Buemi s’extrait de l’habitacle. Alonso le remplace. La porte se referme. C’est parti. José, lui, n’a rien perdu de ce moment qui fera date dans la carrière de l’Espagnol.

« Il est heureux, comme un gamin, lâche le photographe. A la Parade, hier, il jouait avec le drapeau espagnol, il parlait avec le chauffeur de la Citroën de 1927 qui le conduisait. Il s’amuse, ici, il est très intégré à l’équipe. Il évolue dans une tout autre ambiance que celle des paddocks de F1, et ça lui plaît. C’est parfois pesant quand il y a trop de monde, mais ça ne parvient pas à gâcher son plaisir. En fait, je crois qu’il se sent mieux ici. Fondamentalement, ce type d’ambiance est plus proche de ce qu’il est. C’est plus lui. » José pose son boîtier et note 17h 30 dans son calepin. Pour ses archives et pour l’histoire.

Jean-Michel Desnoues,

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